jeudi 20 avril 2017

UNE ESTAMPE D'ANN SAINT-GELAIS POUR LES NOUVEAUX MEMBRES DE L'ORDRE DU BLEUET



Ann St-Gelais, artiste multidisciplinaire de Chicoutimi


UNE ESTAMPE D’ANN SAINT-GELAIS 
pour chaque  lauréats 2017


Lors du Gala honorifique du 3 juin 2017, L’Ordre du Bleuet a décidé d’offrir un certificat agrémenté d’une estampe plutôt qu’un trophée. Ce choix découle de l’opinion exprimée par des Membres reçus des années antérieures auprès du Comité des candidatures. Une œuvre de l’artiste de Chicoutimi, Ann Saint-Gelais a été retenue. Signée et numérotée de 1 à 10, chaque estampe sera personnalisée au nom de chaque nouveau Membre reçu de l’Ordre du Bleuet. Afin de préserver la surprise, le tout ne sera dévoilé que le soir du Gala.

Ann Saint-Gelais

Issue d’une famille où les arts tenaient une grande place, surtout le dessin pour son père et la musique pour sa mère, pianiste de talent, Ann est initiée à la peinture à l’âge de 8 ans au Centre culturel de Jonquière. Après ses études en arts plastique au Cégep de Chicoutimi, un baccalauréat en arts à l’Université du Québec de Chicoutimi et un certificat en Histoire de l’art, elle amorce une carrière professionnelle comme artiste multidisciplinaire.

Une œuvre d'Ann Saint-Gelais


Sur son site Web on peut lire sa démarche artistique : 
« Parallèlement à sa création artistique elle travaille en conception graphique et elle fait des traitements de surface ainsi que du trompe-l’œil dans le domaine de la décoration d'art. Dans sa carrière elle a pratiqué le dessin, la peinture, la sculpture (ainsi le trompe l’œil), l'infographie, l'installation, la photographie et le design d'objet. Dans les années 90 elle réalise des installations à partir de pièces de mobiliers récupérés en modifiant et transformant leurs aspects d'origines. »

Depuis une quarantaine d'années Ann Saint-Gelais pratique les arts visuels et l'enseigne au Centre des Arts et de la Culture de Chicoutimi. 

Outre les lieux principaux d’exposition de la région, ses œuvres ont été présentées à la Galerie le Harmattan de Baie St-Paul, à la Galerie De Nevers de Bromont, à la Galerie Artrax de Port Crédit en Ontarioau Centre d'Art Contemporain, La Vache Noire, de Paris. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections des États -Unis, d’Allemagne, de France et du Canada.

Représentée par la Galerie la Corniche de Saguenay pendant une trentaine d'années, Ann Saint-Gelais a décidé d’agir désormais comme agent libre et d’accueillir son public à son atelier sur rendez-vous à partir de son site Web : www.annsaintgelais.ca


Dans son dossier de presse :


Exposition Nature, œuvres-récentes, 2007
Galerie La Corniche de Saguenay Novembre 2007

« Nature Saint-Gelais  » 
au Centre des Arts et de la Culture de Saguenay jusqu’au 25 novembre 2007

Yvon Paré,
jounal le Quotidien,nov. 2007

Ann Saint-Gelais expose, au Centre des Arts et de la Culture de Saguenay jusqu’au 25 novembre, une vingtaine de tableaux réalisés en 2006 et 2007 où elle exprime sa  fascination pour la nature et le Saguenay.

Une rare manifestation de cette artiste polyvalente qui scrute le monde depuis des années sans résister aux chemins qui s’ouvrent devant elle. Une quête marquée par l’exploration et le plaisir de la découverte, l’environnement qui ne cesse de l’éblouir et de la fasciner.
Malgré bien des détours, elle reste fidèle à ses exigences artistiques, tente de saisir ces moments de bonheur souvent éphémères. Il suffit pourtant de se laisser bercer par un coucher de soleil, le vent qui patine doucement près du cap Saint-François ou le chant d’un oiseau.

Nous sommes loin des femmes rondes et un peu lunaires qui caractérisaient son travail, il y a quelques années. Ou de ces « miniatures » que l’on peut contempler à la galerie La Corniche, rue Racine.

Le Saguenay, le pays où toutes les perspectives se bousculent entre Chicoutimi et Tadoussac, où les horizons épuisent les courses les plus folles près du cap Éternité ou donnent envie de s’envoler près de la statue de la Vierge. Qu’il emprunte la voie maritime ou les routes, le voyageur confronte ces espaces qui subjuguent par leurs humeurs et des légendes qui ne cessent de se réinventer. Ici et là dans le Fjord, la vie souvent oublie sa lourdeur pour devenir un mirage ou un rêve. Un pays d’angoisse aussi où la mort ne cesse de renifler. Il suffit de suivre les personnages de Lise Tremblay dans « La sœur de Judith » ou de Nicole Houde dans « La Maison du Remous » pour comprendre la fascination qu’exerce ce cours d’eau sur les créateurs.

Saint-Gelais se faufile entre les caps, effleure les flancs des montagnes, suit les rivières à saumons, livre sa réflexion sur ce pays que jamais elle ne lasse de scruter et d’étudier. Un décor qui se modifie sans cesse, perd de sa lourdeur pour n’être plus que sensations et poussée de lumière. C’est peut-être ce qui arrive quand la vie fuit devant, pousse vers l’ailleurs qui s’échiffe et se transforme selon les heures et les saisons. Comme si le ciel se renversait dans certains tableaux de Saint-Gelais, inventant des « regards et des jeux dans l’espace » pour reprendre l’expression d’Hector de Saint-Denys Garneau, poète et peintre.

Méditation

Ann Saint-Gelais tente de saisir l’émotion qui s’installe quand elle suit les méandres de la rivière Sainte-Marguerite qui creuse le granite, admire des caps qui soulèvent un coin du monde. Elle traduit cet émoi par des transparences, des textures qui se diluent dans la ligne de l’horizon, se mélangent et créent une forme de « surréalité ». Comme si l’artiste réussissait à retarder la course du temps pendant quelques secondes, une petite éternité peut-être.

Une démarche à la fois impressionnioniste et méditative, une réflexion sur l’espace qui prend son envol dans la lumière. Comme si la vie devenait une superposition de filtres qui donne envie d’aller au plus lointain ou au plus près. L’ici est l’ailleurs peut-être. L’univers de Saint-Gelais devient transparence. La lumière imbibe tout, se modifie, se dilue et se transforme selon les replis du jour et des saisons. L’aérien et le terrestre se marient dans une danse qui emprunte à la grâce des oiseaux, aux brumes qui suivent les rives un soir de canicule. Une sorte d’illumination, d’instants éphémères où tout est reflets changeants.

Forme de journal
Une belle émotion se dégage de ces toiles lumineuses, une joie qui démontre beaucoup de générosité et d’empathie. L’artiste ouvre dans cette exposition les pages d’un journal où elle livre ses méditations. Parfois il suffit d’une ligne pour créer un univers. Ou quelques touches nerveuses pour créer un monde incantatoire et jubilatoire.

Beau voyage que celui d’Ann Saint-Gelais où la beauté du monde colle à un battement d’être. Elle s’approprie le Saguenay et le transforme pour en montrer la beauté et la magie. Une manière de questionner le réel et de voir avec d’autres yeux.






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